Un arbre qui pousse au milieu d'un pré se passe très bien d'élagage. Dans un jardin, c'est rarement le cas. Il y a un toit, une allée, un fil téléphonique, la maison des voisins. On coupe alors certaines branches pour que l'arbre et ce qui l'entoure puissent cohabiter, sans l'affaiblir. Le résultat dépend surtout du choix des branches et de l'endroit exact de chaque coupe.
Pourquoi élaguer un arbre
On élague rarement pour l'arbre lui-même. La plupart du temps, c'est ce qui l'entoure qui le demande :
- une branche morte au-dessus d'une terrasse, d'une allée ou d'une route ;
- des branches qui frottent sur le toit, bouchent une gouttière ou touchent un fil ;
- une couronne si dense qu'elle prend beaucoup le vent, ou qui fait trop d'ombre à la maison ;
- des branches malades, cassées par un coup de vent ou qui se frottent entre elles ;
- un jeune arbre qu'on veut guider pour qu'il se tienne bien une fois adulte.
Un arbre en bonne santé qui a de la place n'a souvent besoin que d'un nettoyage de temps en temps. Et bien fait, un élagage ne raccourcit pas sa vie. Ce qui l'abîme, c'est une taille trop sévère ou faite au mauvais moment.
Si vous hésitez sur l'état d'un arbre, notre checklist de sécurité avant les tempêtes liste les signes à repérer depuis le sol.
Les différentes tailles
Selon l'arbre et ce qu'on attend de lui, on ne fait pas la même chose. Sur un même chantier, on en combine souvent plusieurs.
La taille d'entretien
On enlève le bois mort, les branches malades ou cassées et celles qui gênent. C'est la taille la plus courante sur un arbre adulte en bonne santé. Le bois mort passe en premier, parce qu'il finit toujours par tomber.
L'éclaircie
On retire une partie des branches à l'intérieur de la couronne pour laisser passer la lumière et le vent. L'arbre garde sa silhouette. Il prend simplement moins le vent et risque moins de casser pendant une tempête.
Le dégagement d'un toit, d'un fil ou d'une route
On coupe seulement les branches qui touchent la toiture, approchent une ligne ou gênent le passage. Le reste de l'arbre n'est pas touché. Sur cet alignement de pins noirs d'Autriche à Camprieu, il fallait faire cohabiter les arbres avec une ligne téléphonique et la route.
La taille de formation
Sur un jeune arbre, on choisit tôt les branches qui formeront sa charpente et on retire celles qui poseront problème plus tard. Deux tiges de même force qui partent du même point font une fourche fragile, et c'est souvent elle qui se fend des années après. Quelques petites coupes à ce stade évitent de grosses coupes sur l'arbre adulte, ou un haubanage.
Les arbres fruitiers se taillent à part, avec leurs propres règles pour la forme et pour les fruits.
Où couper une branche
À sa base, là où elle rejoint le tronc ou une branche plus grosse, une branche forme un léger renflement, le col. L'arbre fabrique à cet endroit le bois qui va recouvrir la plaie. On coupe juste au-dessus du col, sans l'entamer et sans laisser de moignon.
Un arbre ne répare pas la partie blessée. Il la recouvre peu à peu de bois neuf et l'isole du reste. Une coupe trop au ras du tronc entame le col et laisse une plaie plus grande que nécessaire, qui se recouvre mal. Un moignon laissé trop long ne se recouvre jamais : il sèche, pourrit, et la pourriture peut gagner le tronc.
Les grosses branches
Coupée d'un seul trait, une grosse branche bascule sous son poids avant la fin de la coupe et arrache une bande d'écorce le long du tronc. On l'allège d'abord, puis on termine au bon endroit. Selon la finesse demandée, la coupe se fait à la tronçonneuse ou à la scie à main.
Raccourcir sans étêter
Pour raccourcir une branche, on coupe juste au-dessus d'une branche latérale plus petite, qui prend le relais. C'est ce qu'on appelle la taille douce. L'arbre garde une forme naturelle et repart sans à-coups. On n'enlève qu'une part limitée du feuillage à chaque passage, pour qu'il garde de quoi se nourrir.
Pourquoi on évite l'étêtage
Étêter, c'est couper toutes les grosses branches, ou le tronc, à la même hauteur, en plein bois. L'arbre paraît propre et plus petit pendant un an ou deux. Les problèmes arrivent dans les années qui suivent.
- Les grandes plaies faites en plein bois se recouvrent mal, et la pourriture gagne peu à peu l'intérieur des branches.
- Privé d'une grande partie de ses feuilles, l'arbre puise dans ses réserves et lance des dizaines de pousses verticales autour de chaque coupe, les gourmands.
- Ces gourmands poussent vite, mais ils sont mal attachés, sur un bois qui s'abîme. En grossissant, ils deviennent des branches lourdes qui cassent plus facilement.
- Il faut repasser régulièrement pour les contenir, et l'arbre ne retrouve jamais sa forme.
Avec les années, un arbre étêté devient donc plus dangereux et plus coûteux à entretenir qu'avant la coupe. Pour réduire un arbre devenu trop grand, on préfère la taille douce, en plusieurs fois s'il le faut. Et quand l'arbre est vraiment trop grand pour l'endroit où il pousse, un démontage est parfois plus raisonnable qu'une taille sévère à recommencer sans cesse.
Comment se déroule un chantier d'élagage
On travaille au moins à deux : un grimpeur dans l'arbre et un homme de pied au sol, qui surveille la zone et s'occupe des branches qui descendent.
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Le repérage
On observe l'arbre, on repère ce qu'il y a dessous et autour, toit, clôture, fil ou massif, et l'endroit où les branches pourront tomber. Si besoin, on prévient les voisins.
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Le balisage
La zone de chute est délimitée, chacun s'équipe, puis les cordes sont installées dans l'arbre.
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La grimpe
Le grimpeur monte dans l'arbre encordé. On ne prend la nacelle que lorsqu'elle est vraiment nécessaire. En corde, on atteint toute la couronne sans faire entrer d'engin dans le jardin.
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La coupe
Chaque coupe est faite au bon endroit, à la tronçonneuse ou à la scie à main. Au-dessus d'un toit ou d'une véranda, les branches sont retenues et descendues à la corde, avec une poulie et un frein.
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Le rangement
Les branches sont broyées sur place ou emportées, selon ce qui a été prévu au devis. On ramasse et on souffle les allées avant de partir, puis on vous dit quand revenir et quoi surveiller.
Le détail de la prestation est sur notre page élagage d'arbres à Millau.
Ce que l'hiver change
On élague beaucoup en hiver, pendant le repos de l'arbre et hors périodes de gel. C'est le moment où une coupe le dérange le moins. Pour l'élagueur, il y a un autre avantage : une fois les feuilles tombées, on voit toute la charpente.
Le bois mort, les fourches serrées, les branches qui se croisent ou qui frottent sont bien plus faciles à repérer sur un arbre nu. On choisit les coupes plus justement et on voit tout de suite l'effet sur la silhouette. Il y a aussi moins de volume à broyer, et les oiseaux ne nichent pas encore.
L'hiver ne convient pas à tous les arbres. Les fruitiers à noyau se taillent plutôt après la récolte, et les résineux en fin d'hiver ou au début du printemps. Le calendrier essence par essence est dans notre article quand élaguer ses arbres.
Pour un élagage à Millau ou dans le Sud-Aveyron, on vient voir l'arbre sur place. On regarde son état, ce qui l'entoure et ce qui vous gêne, puis on vous propose la taille qui convient, avec un devis gratuit. On intervient chez les particuliers comme chez les professionnels, et l'élagage peut entrer dans un contrat d'entretien.
